3 ans de blog, des kilomètres de mots...

Publié le par Jean

Alors par où commence - je ?

Par cette fin d'année ?

Des courses se sont invitées à mon programme, qui était plutôt vide à la sortie de l'été...

L'infernal Trail des Vosges, le Trail du Sancy, les 20 kilomètres de Paris, la course des chicons, la Pevele Trail, la SaintéLyon et la saison de cross...

Tout d'abord, je souhaite remercier tous les licenciés du Hem Athletic Club pour leur accueil, les jeunes du vendredi....Je ne pensais pas reprendre une licence, l'idée d'être bénévole et de vouloir partager avec d'autres mon expérience pour les faire progresser me permet de progresser moi - même, d'apprendre et d'échanger....

Rentrons dans le vif du sujet:

  • L'Infernal Trail des Vosges: quand on vous donne un dossard, vous le refusez ? Alors me voilà parti pour Saint Nabord, bled perdu dans la brume...La fin du samedi est très humide et le course à obstacle en nocturne sera un obstacle à mon sommeil. Réveil si je peux dire vers 1h' du mat' et 2 heures plus tard décollage sous une légère bruine. Je kiffe la forêt la nuit, les ambiances brumeuses et monstres derrière les arbres, les pièges des chemins et les descendes à donf' à la lumière la frontale. Je kiffe moins le cul des autres coureurs.

Les Vosges, c'est de la "petite moyenne montagne" mais c'est casse - patte. Le fait de pouvoir me changer totalement à mi - parcours a été réconfortant, surtout de voir des visages familiers, ca l'est encore plus.

Deuxième partie de la course, retour en forêt mais à la lumière du jour cette fois ci. Le soleil fait fuir les nuages, les odeurs d'humidité, des bois, les couleurs nous rappellent que la nature est à protéger.

Une course de reprise après un été en demie - teinte. Une course rassurante quant à mon état physique et moral.

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Infernal Trail des VosgesInfernal Trail des Vosges
Infernal Trail des Vosges

Infernal Trail des Vosges

  • Le trail du Sancy : j'ai gagné ce dossard avant les grandes vacances. Ce n'est que quelques semaines après que j'ai appris que cette course servait de support aux championnats de France de notre belle discipline.

Le premier défi de cette course a été de faire l'aller:retour dans le week end, avec une nuit dans la voiture et des covoitureurs. Si je l'écris, c'est que je suis vivant, le retour a vraiment été difficile.

Grosse organisation dans la petite station de ski du Sancy - Mont Dore, la FFA est dans la place. Ravito en fromage, resto avec menu pour traileur. Encore une courte nuit.

La premiere partie de course sera la montée vers les crêtes, dans la fin de nuit et la forêt. Très vite, je me rends compte que nous sommes en moyenne montagne.

La sortie sur la crête est magnifique, le soleil se léve sur la chaine des volcans d'Auvergne, un vent froid vient définitivement me réveiller. Commence une longue transhumance humaine, le single track ne se préte pas à doubler et un passage de barrière créera un bouchon. Les conséquences seront que les concurrents des distances plus courtes retenus arriveront à toute berzingue une fois l'obstacle passé....Pas de pitié, pas de quartiers, ils doivent absolument rattraper le temps perdu...

62 km c'est court mais en montagne c'est long, heureusement que le soleil était au rendez - vous, le denier tiers de course a été très éprouvant, surtout la montée vers le Sancy mais quel spectacle....

Je voulais finir en moins de 9h, c'est réussi !

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  • Les 20 km de Paris. 20 km de macadam, tout ce que j'aime.

Encore un dossard qui m'a été proposé, se saisir des occasions quand elles se présentent... C'était l'occasion d'aller faire un tour à la Capitale, en famille... et de perticiper à une course avec 35000 coureurs.

Grace au dossard et au temps que j'avais annoncé, je me suis retouvé dans un sas loin du peloton. J'ai pu profiter d'un départ sans trop de monde et m'affranchir du gros de la troupe.

Une premiere partie de parcours assez jolie, avec la traversée du Bois mais une seconde partie longue sur les quais, avec quelques tunnels en prime.

Résultat: 1h20 et un tee shirt bien moche. Mais Paris reste Paris.

20 km de Paris
20 km de Paris

20 km de Paris

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Course du Chicon
Course du Chicon
  • La course des Chicons, nous avons envoyé du lourd, 3'56 au kilomètre, tellement vite que j'en ai oublié mon lot....
Pevele Trail
Pevele Trail
  • La Pevele Trail....

Dans une autre configuration que l'année passée et surtout 20' de moins...

C'est le problème avec les parcours que je connais comme ma poche, je sais où sa coince et même en le sachant, eh bien je tombe dans le piège.

Et au 25ème, plus de jus....

alors les copains du club arrivent, t'encouragent et ça repart, enfin un peu...

Ce que je retiens aussi c'est quand il t'est proposé un dossard pour la SaintéLyon....

Entre tout cela, il y a les cross.

Cela faut plus de 20 ans que je n'ai pas chaussé une paire de pointe, que je ne 'ai pas fait de pointe de vitesse dans la gadoue, que je n'ai pas défendu le maillot d'un club et que je ne m'étais pas amusé ....

Lomme, Roncq..... #Hemathleticlub

Cross !!!!Cross !!!!
Cross !!!!Cross !!!!
Cross !!!!Cross !!!!

Cross !!!!

SaintéLyon
SaintéLyon
  • La SaintéLyon

C'est donc un peu par hasard que je me suis retrouvé embarqué dans ce course. Avec la Fine Equipe Running. Big Up Seb, Cyril & Jim !!! Big Up au Hem Athetic Club

Direction Lyon ce samedi 5 décembre avec le coup du "j'ai oublié ma montre" sur le quai, avant de monter dans le train.

Et là, je me dis que ce n'est pas grave, comme à Paris, je n'ai pas de pression particulière alors pourquoi pas faire une course sans montre. Finalement, j'en aurais une, qui fera son job et s'éteindra au bout de 8h, son autonomie...

Ce fut un week end parfait, une belle organisation, un bon moment entre copains et surtout une belle course.

Je n'ai pas vraiment l'habitude de courir la nuit, un peu d’expérience. Ce départ à minuit avec cette attente dans le hangar d'un parc d'exposition ne fut pas un vrai moment de repos.

C'est à 2h du mat' que j'ai fait face au sommeil et à la démotivation, avec du monde, beaucoup de monde autour de moi et pas une ambiance des plus folichonne.

Ce sont les panneaux avec le nombre de kilomètres me séparant de l'arrivée qui me remettront en selle: mon cerveau a commencé à calculer, rapports heures/kilomètres et l'objectif pensé (au moins 9 heures)...

Alors sur un parcours assez roulant avec des descentes assez ludiques, des jambes qui jambent (oui c'est un verbe, jamber !), quelques rencontres entrainantes, les ravito se sont succédés, avec au fur et à mesure, moins de monde et une envie furieuse d'en finir.

Les 2 premiers ravitaillements ressemblaient à une cohue sur un terrain de rugby....

Bref, les vues sur la vallée du Rhône dans la nuit puis dans l'aurore, avec une superbe lune ont fait passer la nuit assez rapidement. La dernière cote est assassine mais avec de la motivation partagée entre coureurs, elle ne devient qu'une côte comme les autres....

Décu bien sur à l'arrivée des copains qui n'ont pu aller jusqu'au bout mais tellement content de mon temps, 8h20 pour 72 km avec de bonnes sensations de course !!!

3 ans de blog, des kilomètres de mots...

Pour finir tout cela, il ne faut pas oublier le premier semestre, la Transgrancanaria, le Challenge Drôme (où je retourne en 2016), le trail des Pyramides Noires, il ne faut pas oublier la chondropathie rotulienne et les 2 mois d'arrêt associés à un gros coup de blues.

Il y a tous ces entrainements et ces moments de franche camaraderie, les potes, les rencontres au taf' et ailleurs....Il y tous ces moments moins cools, la colère et les doutes, les absences et les silences.

Il y a les courses à venir: le Cevenn'Trail, le Challenge Drôme, le Raid Golfe du Morbihan, l'Echappée Belle ou l'Infernal trail des Vosges...Nous avons tant de chemins à parcourir.

Pour finir, je pense à qui je pense, vous vous reconnaitrez, c'est ce qui me fait avancer.

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