Ultra trail du bout du Cirque... (de Navacelles)
Cette aventure a commencé il y a quelques mois alors que je pensais retourner sur le Transgancanaria.
En cherchant une alternative à cette course, n'ayant pas envie de me rendre si loin seul, j'ai cherché ce qui se préparer en France pour ce début de saison.
Je tombe sur cette course, j'en parle au club, et nous voilà à 4 inscrits sur les épreuves de l'ultra trail du bout du cirque (moi sur le 102 km, 3800 d+) et 3 sur le trail aux étoiles (58 km, 2800 d+).
Avion, locations gite et voiture, nous voilà enfin partis après une grosse préparation et une saison hivernal plus que boueuse.
Arrivée sur place le vendredi car les départs, eh oui, se font le samedi.
Dossards, infos, direction la location pour la préparation des sacs et le traditionnel plat de pâtes.
Pour moi, le lever sera à 1h45 pour un départ à 4 heure de mat'. Petite nuit donc mais j'ai l'habitude.
Merci à Laurent qui me conduira sur la ligne de départ à Bez... En fait, il n'y a pas de ligne matérialisée au sol mais un départ quand même dans la froide nuit. Montée vers le Causse, déjà le peloton s'étire. Nous ne sommes qu’une centaine au départ. Nous zigzaguons jusqu'au cirque de Navacelles qui peine à se révéler dans le petit matin.
Par contre, la remontée sur le Causse entre le 23ème et le 24ème km sera la première difficulté de cette longue journée.
Retour vers Le Vigan ou je pointe mon nez à 10h, les copains prévenus sont présents pour me ravitailler en barres énergétiques et en bonne humeur. Tout va pour le mieux... Grosse couche de Nok sur les pieds, manger & boire, c'est reparti.
Comme indiqué sur un post de FB, je savais que cette seconde partie du parcours allait être difficile.
En moins de 2 km, nous passons de 250 m à 500 m d'altitude, Ça laisse le temps de digérer.
La ballade continue tranquillement vers le col des vieilles, 10 km plus loin, le temps se gate. A la différence du 58 km nous redescendons vers le Mandagout, 65 km de parcouru et 9 h 15 de course.
Les 20 km suivants, les 3 cols et surtout le dernier , le col de Mouzoules suivi par un parcours sur la crête exposée au vent et à la tempête de grêles auraient pu avoir raison de moi. d'autant plus que les premiers coureurs du 58 km fondent sur moi comme des formule. Mes pieds commencent à crier sous la torture, il fait froid et je peine à remettre mes gants.
Mais c'est la descente, glissante et forestière (c'est dur un arbre !!) vers le dernier ravito. Les précédents ont été utiles pour me recharger en protéines et magnésium.
J'arrive de nouveau à Bez, je plonge le nez dans un bol de bouillon, je suis à bout. Il ne s'agit pas de lâcher à 10 bornes de l'arrivée.
La dernière montée nous fait passer de 300 à 600 m d'altitude en 2 km, de quoi nous achever. Mail en passant de l'autre coté de la crête, il y a les lueurs de la ville et un autre concurrent du 102 km.
P***** d'orgueil !! Foi de Yan Nouche, il ne passera pas ! Je me laisse emporté par la gravité dans la descente, entre Esparon et Molières - Cavaillac. L'entrée dans Le Vigan se fait le long de l'Arre, ce qui me permet de me détacher du coureur du 102 km. Avec une vitesse de moins de 7 minutes au km !!! Je cours encore et ce jusqu'à l'arrivée.
15h25, l'objectif est atteint. Les copains sont eux aussi finishers, bravo à eux et à elle !!!
Cette course, je l'ait faite en grande partie en solitaire, bâtons solidement serrés dans les mains. C'est cela que j'aime dans cette discipline, pouvoir se retrouver seul et apprécier le silence de la nature.
Vivement le prochain !
N’hésitez surtout pas à vous abonner à mon blog, vous serez informés de la suite des événements.
Ultra trail du bout du cirque
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