S'arreter pour mieux repartir: du Challenge Drôme à la Transju'

Publié le par Jean

Il fallait que j'écrive, mais c'était comme la motivation depuis quelques jours, en berne.

La pratique d'une activité sportive peut parfois lasser, décevoir.... C'est ce qu'il se passe après mon abandon lors de l'Ultra des Aventuriers du bout de la Drôme.

Pourtant tous les voyants étaient au vert pour cette course, physiquement, mentalement, amoureusement...Et pourtant, très rapidement après le départ, j'ai su que cela serait difficile.

Insidieusement, cela a grandi en moi tout au long de cette fin de nuit....

Tout était OK par rapport à mon tableau de marche et les difficultés de ce début de parcours connues, donc pas de surprises. La vallée du Rhône dans la nuit est toujours aussi jolie m^me après une grimpette dans la poussière droit dans la pente.

Je ne sais trop comment vous expliquer ce qui s'installe, ce qui mène à la défection de l'esprit alors que le corps va bien...

J'arrive à mettre en place un rythme adapté, à optimiser l'utilisation des batons, le jours est levé.

Mi course, repas, changement de fringue, de pompes, la chaleur est bien présente. Des mots de réconfort, même de loin...Le médecin qui annonce une tension normale... Tout est encore au vert, à l’extérieur. Mais dedans, le mal ronge, grimpe, scie ce qu'il peut.

La montée juste après Saillans, 3 heures non stop, même avec un coureur vosgien, finira de me démotiver. Je n'avance pas, il devient impossible de courir.

Il est presque 17 heures, il y a encore 2 gros morceaux devant moi et 3000m de D+ encore. Le ciel se fait menaçant...

Stop, mon corps et ma tête crie stop. Je prend cette décision que nous redoutons tous, pour me préserver, car cela ne me fait plus rire....Descente en 4*4 avec d'autres trailers, je ne regrette pas ma décision. Je ne m'alignerai pas au départ du maratrail le dimanche, je préfère aller flâner dans un vide grenier, le soleil est généreux.

Résumer 14h de course n'est pas un exercice évident. La Drôme est véritablement une terre de trail, j'y retournerai

Je comprend après coup qu'avec moins de 40 finishers cette édition est redoutable.

Il faut rentrer, digérer... Autre décision, faire une coupure d'une semaine, m'occuper de moi et de ce qui m'est cher...Cela fait du bien.

A coté de cela, l'appétit n'y est plus, c'est dur de se remettre dans les basket. Le premier footing est une torture, pas d'envie.

J'insiste, il y a une course à venir ....Les Pyramides Noires; des foulées en terre étrangère, au Danemark puis un peu de cardio/muscu sur un escalier hier. Ce n'est pas encore ça, mais c'est mieux.

Puis cette bonne nouvelle aujourd'hui, un dossard gagné pour aller courir la Transjura'trail, 72 km. Une bouffée d'air, d'autres sentiers avec des copains.

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